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| Vitamine B12, ou cyanocobalamine (hydrosoluble).
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C'est le facteur antianémique le plus puissant actuellement connu. Elle a d'ailleurs une analogie
structurale avec l'hémoglobine. Si, dans quelques cas graves, on peut l'utiliser à la dose du gramme avantage non reconnu par certains auteurs son activité est telle que les doses de 30 à 40 gamma, à la rigueur 100 à 150 s'avèrent généralement suffisantes.
Au début de sa découverte, il y a une trentaine d'années, on l'obtenait à partir d'extraits de foie brut dont il fallait quatre tonnes pour obtenir un gramme de vitamine.
La dose quotidienne utile est d'environ 3 gamma.
Elle est très largement répandue dans la naturel. On la trouve dans les levures, certains légumes verts, certaines algues, le germe de blé, le riz complet, le malt, le poisson de mer, les oeufs, le lait, le foie des animaux, le a nuoc-mam 2 cher aux amateurs de cuisine chinoise.
Outre son activité antianémique (elle est indispensable à la formation des globules rouges), la vitamine B12 a une action dans le métabolisme des
glucides et des graisses, dans celui des acides aminés et de la substance nerveuse.
Elle est stockée surtout dans le foie, également dans les muscles et le pancréas.
Son activité, par ingestion, nécessite la présence d'un facteur intrinsèque contenu dans le suc gastrique normal.
Ses indications , anémies de toutes natures (pernicieuse, par hémorragies, nutritionnelles...), névralgies diverses polynévrites alcooliques et diabétiques, douleurs rhumatismales, fatigues physique et intellectuelle, colites, allergies.
La formule chimique de la vitamine B12 comporte du cobalt et un groupement cyanure (décelés respectivement en 1948 et en 1950). D'où le nom qui lui fut donné , cyanocobalamine. Or et cet exemple nous montrera que tout n'est jamais dit, une fois pour toutes, en biologie il y a quelques années on s'aperçut que le véritable nom de la vitamine B12 devrait être ,hydroxocobalamine, car, en réalité, elle ne comporte pas normalement de groupement cyanure. Si on a pu trouver un tel groupement autrefois, c'est parce que les milieux d'extraction comportaient des traces de cyanure, lequel, ayant une très grande affinité pour la vitamine B12, s'est aussitôt fixé sur elle pour donner la cyanocobalamine. Ce produit originel n'était donc qu'un artefact, un mirage.
Ainsi, après la vitamine C2 et la vitamine B9 déJà vue, qui pour des raisons diverses ont été baptisées plusieurs fois, la vitamine B12 change à son tour d'appellation contrôlée. II a fallu dix ans pour que l'on s'aperçoive que les procédés d'extraction antérieurement utilisés l'avaient, dès l'origine, dénaturée. Ce qui ne saurait changer, dans cette ronde incessante, ce sont les éléments végétaux et animaux qui contiennent cette vitamine. On en revient toujours à la même antienne : en adoptant une alimentation fraîche et biologiquement saine, on a la certitude d'absorber la quantité de vitamines nécessaire et de se protéger contre nombre d'affections.
La technique n'est, hélas pas infaillible et nous devons remercier les chercheurs dont les tâches ingrates superposées tendent peu à peu à la découverte de la vérité. Mais nous pensons, par ailleurs, aux esprits simplistes ou imbus de mathématiques pures. Force est de les engager dans leur propre intérêt à ne jamais considérer les découvertes biologiques comme immuables. En médecine scientifique plus qu'en tout autre domaine :
Vérité d aujourd'hui, erreur de demain
Si les recherches médicales, comme toutes les autres, sont à la fois inéluctables et nécessaires, faisant honneur à ceux qui les poursuivent, en l'absence d'un recul suffisant (souvent de nombreuses années) et d'une expérience confirmée (par milliers ou dizaines de milliers de cas) permettant seuls une juste opinion, le plus simple comme le plus adroit semble être encore pour la majorité des malades de faire confiance à la nature et de lui demander son aide.
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